« Pour l’instant, nous restons dans une excitation prudente », reconnaît Guy Wormser, directeur de recherches au CNRS et physicien impliqué dans l’expérience. Mardi 23 mars, le Cern, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, a présenté « de nouveaux résultats intrigants » en physique des particules. Si les données se confirment, le modèle classique de notre conception des atomes et de leurs noyaux est à revoir.

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« Imaginez une cathédrale scientifique, construite patiemment au long des siècles, et dont on prouverait, expérimentalement, que les pierres sont friables, compare Guy Wormser. Ou plutôt qu’on aurait oublié de mettre des contreforts sur les plans. » Car la découverte du Cern n’effondre pas complètement l’édifice, mais elle impliquerait qu’il existe des types de particules ou de forces fondamentales jusque-là totalement inconnus.

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