L’avocat Gilles-William Goldnadel réagit au projet de dissolution du mouvement anti-immigration Génération identitaire voulu par le gouvernement.

Craignez-vous l’annonce d’une dissolution de Génération Identitaire au prochain Conseil des ministres ?

Oui. Je n’en suis pas sûr, mais comme je suis sûr que nous ne vivons pas tout à fait dans un État de droit, ma crainte est particulièrement justifiée. Si je vivais dans un État de droit, je serais d’une placidité parfaite, mais ce n’est pas le cas. Si je vivais dans un État de droit, jamais un ministre n’aurait osé demander la dissolution d’une association aussi pacifique.

Quels recours aurez-vous, si cette dissolution est annoncée ?

Si jamais mercredi Génération Identitaire est dissoute, nous irons au Conseil d’État.

Paris, 20 février 2021