L’islamologue se dévoile enfin sans fard dans un slam sans âme, pour nous dire que le mal c’est l’occident…

« Cela fait des siècles que vous volez et mentez
Vous seriez venus dites-vous pour nous civiliser
Vous avez méprisé nos langues, nos cultures, nos religions
Humilié nos mémoires, souillé nos traditions »
(…)
Attendez ! attendez ! qu’est-ce que vous croyez?
Que l’on va rester là assis à vous regarder
Piller nos terres, nos richesses, nos minerais,
Vous laisser tranquillement écrire l’histoire et la coloniser,
Comme vous avez colonisé nos cultures, nos pays
Nos continents, nos paysages autant que nos esprits ? »

Voilà ce que chante Tariq Ramadan. L’ancien prédicateur star, mis en examen pour viols en France et en Suisse, n’a pas oublié ses classiques : pour semer la haine, il faut d’abord commencer par réécrire l’histoire, désigner un coupable, des victimes et lancer le grand mercato de la haine et de la vengeance. Avec un tel cocktail, on sème la violence politique en espérant obtenir en retour la guerre civile, tout en faisant semblant de tenir un discours de justice sociale. L’idée est de faire passer la haine pour de la saine révolte afin de culpabiliser ceux que l’on veut détruire, et de trouver des alliés jusqu’au cœur de la cible que l’on vise. Tariq Ramadan n’a jamais fait que cela en France, il y a même trouvé des compagnons prestigieux, Edwy Plenel, Michel Tubiana et la Ligue des Droits de l’Homme, Alain Gresh…


Sans aucun complexe

Aujourd’hui, le voilà donc qui se dévoile enfin sans fard dans un slam sans âme pour nous dire que le mal c’est l’occident, responsable de tout, en tout lieu, et en tout temps. Le degré zéro de la complexité et de la justesse, mais un positionnement efficace quand on veut transformer une jeunesse peu éduquée en chair à canon de l’idéologie des frères musulmans. D’ailleurs, en bon connaisseur des débats qui ont agité notre pays, Tariq Ramadan rameute tous les termes susceptibles de mettre le feu. Cela donne « Vous allez perdre vos privilèges et votre identité, la mixité serait donc votre perte et bientôt vous serez sauvagement remplacé ». Sauvagement, autrement dit dans le sang ?