Mohamed ben Salmane se démarquerait-il de l’héritage wahhabite du royaume saoudien ? Lors de l’entretien fleuve qu’il a accordé, mardi 27 avril, à la chaîne de télévision Al-Arabiya, le prince héritier s’est une fois de plus présenté comme l’homme de la réforme et de la modernisation. Pendant une heure trente, il a vanté son plan de transformation de l’économie « Vision 2030 », lancé il y a cinq ans exactement - avec l’aide de consultants américains - pour tenter de réduire la dépendance du royaume à l’égard du pétrole.+

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Au passage, il a eu également cette phrase : « Notre constitution est le ‘Saint Coran’ : elle l’était, l’est et le restera toujours. Mais si Mohammed Ibn Abdelwahhab sortait de sa tombe, s’il voyait que nous sacralisons aujourd’hui ses avis en fermant les portes de l’ijtihad (NDLR : l’interprétation), il serait le premier à s’y opposer ».